Figures pop

Megan Bédard

 

Genèse

Le projet « figures pop » est né de facteurs tout à fait prosaïques. À l’hiver 2023, le site web de la revue Pop-en-stock se faisait vieillissant. Créée en 2012, la plateforme numérique avait pour ambition d’offrir un espace de publication pour les chercheur·euses et les étudiant·es voulant faire de la recherche sur la culture populaire en français sans être contraint·es par la périodicité d’une revue traditionnelle. Grâce au travail du laboratoire NT2 et à la contribution d’étudiant·es, Pop-en-stock est devenu un lieu vivant d’échanges sous forme d’articles, de dossiers thématiques, de journées d’étude, de colloques et de balados. Or, plus de 10 ans ont passé : la technologie Drupal avec laquelle le site web avait été développé ne pouvait plus être soutenue par le laboratoire NT2 et l’esthétique du site devait être remise au goût du jour. Une refonte du site s’imposait, ce qui présentait une occasion pour repenser le design de la plateforme tout en adoptant une technologie qui lui permettrait de se renouveler et de relancer le projet pour la prochaine décennie. Considérant mon implication dans le projet depuis ses débuts, je reçus le mandat, appuyée par mes collègues Elaine Després et Sarah Grenier, coordonnatrices à l’époque du centre Figura et de ses projets.

Alors que je m’affairais à travailler à Montréal au nouveau design, Elaine Després se trouvait en voyage en Nouvelle-Zélande à y réfléchir malgré elle. Entre deux épisodes de balado, sur les longues routes de Aotearoa, elle eut l’idée d’enrichir le projet Pop-en-stock d’une dimension inexplorée. Il s’agirait de développer une section inédite sur le site web qui ne ressemblerait à aucune autre et qui serait alimentée par un travail collaboratif encore à imaginer. Une section sur les figures populaires.

 

Recherche, design, méthodologie

La recherche sur la culture populaire est confrontée à des enjeux spécifiques aux types de corpus qui forment son objet d’étude. D’une part, les genres de l’imaginaire, qui balisent la création et modulent nos horizons d’attente, systématisent la circulation et la consolidation de clichés, de stéréotypes et de figures. Une grande part des analyses explorent l’émergence et la transformation de ces figures, souvent en retraçant leurs origines — dans le folklore, les légendes, les mythes, les croyances et les superstitions — et en faisant état de leurs métamorphoses au fil du temps. D’autre part, les chercheur·euses sont confronté·es à de très larges corpus formés d’œuvres qui s’étendent sur de multiples plateformes médiatiques dont le nombre augmente d’année en année; il est difficile (voire impossible) de rendre compte de l’entièreté des œuvres, malgré la volonté de vouloir retracer les origines d’une figure. Qui plus est, et malgré l’interdisciplinarité intrinsèque à la recherche sur la culture populaire, l’influence du structuralisme sur notre façon d’étudier les œuvres donne préséance à une approche par « coupes synchroniques » axée sur l’interprétation herméneutique des œuvres (du moins, c’est le cas en études littéraires à l’UQAM), ce qui fait en sorte que le récit des origines d’une figure donnée est orienté par l’œuvre étudiée. Par exemple, une analyse de la figure de l’extraterrestre à partir du film Alien (Ridley Scott, 1979) mettra l’accent sur une tradition narrative centrée sur la confrontation entre humains et entités extraterrestres, dans la lignée d’œuvres telles que War of the Worlds (H. G. Wells, 1989) ou encore de l’imaginaire horrifique de H. P. Lovecraft. À l’inverse, un film comme Arrival (Denis Villeneuve, 2016) invite à penser la figure dans les termes d’une rencontre pacifique, à l’image de Contact (Carl Sagan, 1985) ou de Close Encounters of the Third Kind (Stephen Spielberg, 1977). En outre, lorsque le structuralisme s’évertue à jeter un regard plus englobant sur les phénomènes de culture populaire, le réflexe est de proposer des typologies afin de rendre compte des constantes représentationnelles ou structurelles des œuvres populaires. Le poststructuralisme, les études sur l’esthétique de la réception ou encore les recherches à tendance ethnographiques visent quant à elles davantage à théoriser les effets pragmatiques de la réception populaire ou à en documenter les instances de réception réelle — reconnaissant l’importance de ces figures, mais se concentrant plutôt sur la rencontre ponctuelle dune œuvre et de son public, souvent encore dans une perspective restreinte dans le temps.

Avec le projet « figures pop », nous avons voulu nous prêter au jeu de l’analyse diachronique afin de rendre compte de ce qu’on pourrait nommer le « macro-corpus » qui participe à la vie des figures populaires. Une telle entreprise soulevait cependant plusieurs défis. Comment retracer les origines et les métamorphoses des figures populaires ? Comment cartographier leurs apparitions et la fluctuation de leur popularité au fil de l’histoire ? Comment, enfin, présenter les résultats de cette recherche d’une manière opératoire et intuitive ?

La première étape était d’ordre pratique et visait à installer les balises pour la collecte de données. La refonte du site Pop-en-stock nous permettait de réfléchir à la façon dont l’exploitation des fonctionnalités interactives du web faciliterait l’organisation visuelle de l’évolution des figures populaires sous la forme d’une ligne du temps. Les divers éléments seraient séparés en trois catégories : les événements historiques, les œuvres de fiction et les contributions critiques. On pourrait ainsi observer immédiatement l’impact des uns sur les autres pour dégager des tendances significatives ou des obsessions partagées à certains moments de l’histoire d’une figure. Chacun des éléments présents sur la ligne du temps devrait en outre présenter des informations qui explicitent le lien entre l’œuvre ou l’événement historique et la figure. La recension des ouvrages critiques avait enfin pour objectif de développer une ressource d’accompagnement à la recherche, soit une bibliographie qui organiserait les monographies, les mémoires et les thèses sur une même figure — ce qui permettrait entre autres de relever les thèmes qui y sont associés, les disciplines qui s’y intéressent, et les angles morts qu’il reste à combler.

En continuité avec les considérations précédentes, il nous fallait aussi résister à la pulsion d’exhaustivité. À cet égard, une partie du travail est souvent déjà accomplie par les communautés de fans qui, en alimentant les wikis en ligne, contribuent considérablement à la mise en commun des savoirs populaires. Une grande partie de notre collecte de données s’appuyait d’ailleurs sur ce travail. Puisque l’abondance du corpus se manifeste tant du côté des œuvres que de la critique elle-même, le processus de sélection en vue d’une bibliographie savante doit être informé par les chercheur·euses collaborant à l’atelier. Au moment où le projet se développait, nous étions confrontées à la popularité croissante des outils d’intelligence artificielle; bien qu’ils puissent participer à fouiller le web pour toute mention d’une figure, ceux-ci ont de la difficulté à réaliser le travail de sélection en vue d’une utilisation dans uncontexte universitaire. En l’occurrence, ces outils ne sont pas capables d’évaluer la pertinence scientifique d’une source, ni de faire la distinction entre les différents domaines de recherche. La figure de l’extraterrestre, par exemple, fait l’objet de nombreux ouvrages pseudo-scientifiques. D’autres figures, comme le robot ou la sorcière, font couler beaucoup d’encre dans des domaines de recherche qui s’intéressent moins à leur dimension imaginaire– la robotique et l’histoire, respectivement. Bien que certains de ces ouvrages présentent un certain intérêt pour l’analyse des figures populaires, intégrer l’entièreté de ces corpus à nos références critiques menace d’invisibiliser les analyses utiles à une recherche centrée sur la culture populaire. Pour nos trois catégories, nous devions donc mobiliser notre connaissance générale de la culture populaire ainsi que notre capacité à évaluer la qualité des sources pour effectuer ces sélections.

En dernier lieu, il fallait concevoir quelles méthodes rendraient possible la collecte et le traitement d’un très grand nombre de données. L’aspect collectif du travail de création de wikis, qui repose sur la mise en commun des expériences et des expertises, pouvait nous inspirer. Ce type de méthode était déjà ponctuellement utilisé dans le cadre des activités du laboratoire NT2 pour recueillir et organiser des données en vue de l’archivage de projets. Lors de ces matinées « bootcamp », nous nous rassemblions autour d’un café et d’une boîte de trous de beigne pour consolider des informations dans un fichier tableur commun (Google sheet). Le projet « figures pop » était en outre soumis à des contraintes financières et temporelles, en particulier pour assurer sa pérennité et sa reproductibilité. Comment choisir les œuvres, les ouvrages critiques et les événements historiques qui méritent d’apparaitre sur notre ligne du temps sans y consacrer des années de recherche et la rédaction d’une thèse ? La réponse s’est imposée à nous dans la spontanéité du travail de groupe et de la dynamique holiste qu’elle facilite. L’objectif était donc de réunir des universitaires spécialistes (et fans) de différents pans de la culture populaire pour une journée de travail qui ne nécessiterait pour elleux aucune préparation préalable. Cette mise en commun des savoirs encyclopédiques hyperspécialisés et des connaissances générales sur la culture populaire participerait à formuler une synthèse, au fil de la discussion.

 

Les ateliers « figures pop » : une méthode en chantier

Nos ambitions initiales devaient être mises à l’épreuve. Ainsi, la mise au point de cette méthode de travail collectif s’est effectuée au fil des succès et des échecs vécus lors de ce que nous avons baptisé les « ateliers figures pop ». Le comité organisateur (Sarah, Elaine et moi-même) avait la responsabilité de planifier l’atelier une journée de collecte de données en groupe, consacrée à une figure puis d’assurer la mise en forme et l’exportation des données sur la plateforme web.

À l’occasion du premier atelier, une douzaine d’étudiant·es et de jeunes chercheur·euses s’est penchée sur la figure du Vampire. À la suite d’une discussion en groupe visant à circonscrire notre définition de la figure — le Vampire devait répondre à un certain nombre de caractéristiques liées à l’imaginaire populaire , nous avons répartil’équipe en trois sous-groupes, correspondant chacun à une catégorie : histoire, fiction et critique. Or, nous avons rapidement constaté qu’il serait impossible d’isoler ces catégories les unes des autres. Davantage de communication entre elles permettrait une meilleure coordination et faciliterait le processus de recherche. En effet, les thèmes dominants dans les ouvrages critiques sur la figure du Vampire révélaient à la fois le type d’œuvres qui ont marquéson imaginaire et linfluence de certains événements historiques sur son évolution. Cet aspect, ainsi que les commentaires rétroactifs des participant·es à l’activité (obtenus par sondage), nous ont poussées à la repenser. Désormais, après la période initiale de discussion en groupe, nous avons décidé de consacrer la matinée à la consultation des ouvrages critiques, ce qui orienterait la recherche d’œuvres de fiction et d’événements historiques durant l’après-midi.

Ce nouveau format fut mis en pratique lors du second atelier dédié aux figures du Robot et de l’Androïde. La journée a donc débuté avec une discussion visant à circonscrire la figure – nous avons choisi d’exclure le cyborg, caractérisé par l’hybridité humain-machine, afin de privilégier l’imaginaire de l’être entièrement artificiel. Cependant, un autre défi s’est imposé à nous : on peinait à trouver des références sur la figure parmi les résultats de notre recherche d’ouvrages critiques puisque ceux-ci étaient en majorité composés d’études sur la robotique ! Ce contretemps, ayant substantiellement ralenti notre processus de collecte de données, nous forçait à nouveau à réévaluer la démarche. Chaque nouvelle figure étudiée par la suite a amené son lot de particularités et a alors nécessité un ajustement de notre part. Les deux figures suivantescelles du Pirate et du Tueur en série nous ont par exemple confronté·es à un corpus les liens entre fiction et réel sont ambigus, ce qui exigeait de prendre des décisions quant à la catégorisation des fiches sous l’appellation « Fiction » ou « Histoire ». Au terme de ces quatre séances, nous avons convenu qu’il était préférable de compléter la recherche critique avant le début de l’atelier — cette dernière étant plutôt chronophage et solitaire — afin de prioriser le travail collectif basé sur la discussion et la mise en commun des expertises lors de l’atelier.

Dans son format actuel, les personnes organisatrices effectuent le travail de recherche critique avant la journée d’atelier — ce qui représente environ 2 à 3 jours de travail pour 1 ou 2 personnes — afin d’identifier les meilleures bases de données et les bons mots-clés pour cette figure en particulier (synonyme, traduction, retrait de certains éléments non pertinents). Ainsi, au moment où le groupe se réunit, le travail préparatoire permet auxorganisateur·rices d’avoir déjà en tête certaines grandes balises et tendances identifiées lors de leur recherche. La discussion de groupe visant à circonscrire la définition de la figure peut ainsi être informée à la fois par la recherche préexistante et l’expertise des participant·es. Le groupe peut ainsi se concentrer sur l’élaboration de listes d’œuvres et d’événements qui émergent réellement de lintelligence et de la passion collectives des participant·es. Les journées sont divisées en deux étapes. La première est une table ronde, devant un tableau blanc : les échanges, souvent très dynamiques, visent à établir une définition de la figure, puis à effectuer une liste d’œuvres et d’événements historiques incontournables. Puisque les participant·es sont des chercheur·euses en culture populaire mobilisant des approches et des corpus variés, les œuvres qu’il·elles connaissent, se remémorent et considèrent comme marquantes s’avèrent souvent être celles qui ont historiquement marqué la figure, sans toutefois tomber dans une exhaustivité stérile. La diversité et la taille du groupe sont importantes pour que le résultat de l’atelier soit pertinent et représentatif : il importe donc d’inclure des personnes aux intérêts variés afin de couvrir des époques, des médias et des genres multiples.

La seconde étape de l’atelier est consacrée à un travail plus individuel, soit celui de rédiger les fiches. Ce dernier n’est pourtant pas solitaire; il est constamment alimenté par les échanges que favorise la coprésence des participant·es qui tendent à s’entraider lorsque des problèmes émergent. Une personne peut s’interroger, par exemple, sur la manière de traiter la représentation de la figure dans une œuvre musicale, ou encore sur les particularités d’un personnage repris dans plusieurs œuvres et adaptations transmédiatiques. Au terme de l’atelier, la collecte de données est essentiellement achevée; celle-ci est ensuite mise en forme et complétée, au besoin, par le comité organisateur. Le retour des mêmes participant·es facilite, d’une part, le développement d’une certaine expertise en ce qui concerne le déroulement de l’atelier. D’autre part, celles·eux-ci invitent parfois leurs ami·es et collègues, ce qui contribue à la diversification des compétences et des perspectives. Les sept ateliers accomplis jusqu’à présent ont accueilli des chercheur·euses de plusieurs universités, de domaines différents (études littéraires, cinéma, jeu vidéo, communication) ainsi que des bibliothécaires.

En bref, la création d’une nouvelle figure suffisamment étoffée pour servir d’outil pédagogique dépend d’un comité organisateur de 2-3 personnes qui y dédient environ 4-5 jours de travail ainsi que de 8 à 12 participant·es lors des ateliers qui durent une journée entière. Même si les personnes impliquées n’ont pas besoin d’être des spécialistes de la figure, il est toujours précieux d’obtenir la contribution d’une ou deux personnes y ayant déjà consacré des travaux de recherche. Celles-ci peuvent grandement faciliter le travail de recherche en offrant certaines balises et enaidant à créer la définition qui accompagne la figure.

Pour la suite du projet, il serait tout à fait envisageable d’explorer des figures non humanoïdes ou encore des figures plus restreintes, celles qui ont généré moins de fictions ou de critiques. Nous souhaitons que le format évolueà travers l’investigation de nouvelles figures et l’expérience d’autres chercheur·euses qui voudraient se lancer dans l’aventure.

 

 

Megan Bédard

Candidate au Doctorat interdisciplinaire en études sémiotiques, UQAM

 

Figures pop

https://popenstock.uqam.ca/figures-pop

 

 

Bibliographie

Angenot, Marc (1989). 1889. Un état du discours social. Montréal : Le Préambule.

Barthes, Roland (1957). Mythologies. Paris : Seuil, coll. « Points Essais ».

Bédard, Megan (2018). Mécanismes de reproduction extraterrestre. Étude des dynamiques d’expansion transmédiatique et transfictionnelle de la franchise Alien [Mémoire, UQAM]. http://archipel.uqam.ca/id/eprint/11045

Bédard, Megan (2020). Xénomorphe. Alien ou les mutations d’une franchise. Montréal : Éditions de ta Mère.

De Saussure, Ferdinand (1916). Cours de linguistique générale. Paris : Payot. https://fr.wikisource.org/wiki/Cours_de_linguistique_g%C3%A9n%C3%A9rale/Texte_entier

Propp, Vladimir (2015[1928]). Morphologie du Conte. Paris : Seuil, coll. « Points Essais ».

 

 

Pour citer ce texte : Megan Bédard (16 septembre 2025), « Figures pop », Carnet de recherche En Amont, consulté le [ date ] à l’adresse https://chairehistoireculturelle.uqam.ca/figures-pop/

 

Megan Bédard est candidate au doctorat interdisciplinaire en études sémiotiques à l’UQAM, chercheuse spécialisée en études sur la culture populaire et codirectrice de la collection d’essais «Cultures vives» aux éditions Somme toute. Elle est l’autrice de l’ouvrage Xénomorphe: Alien ou les mutations d’une franchise (2020, éditions de Ta Mère) et codirectrice du collectif Pour que tu mèmes encore: Penser nos identités au prisme des mèmes numériques (2021, éditions Somme toute). Ses recherches doctorales portent sur les usages du récit de soi en études sur la culture populaire dans ses dimensions affectives, identitaires et méthodologiques. 

 

 

Le carnet de recherche En amont s’intéresse aux gestes préalables de la recherche, en ciblant plus spécifiquement les défis engendrés par la production d’une histoire culturelle plurielle et davantage inclusive. Y est abordé un vaste éventail de sujets, qui vont du repérage des sources et des questions liées à la documentation, jusqu’aux moyens de diffusion et aux stratégies visant à maximiser l’impact des travaux de recherche sur les publics.  Notre attention se portera également sur les cadrages et les perspectives théoriques et méthodologiques qui innovent ou facilitent des travaux jusqu’alors difficiles à réaliser, de même que sur l’apport et les limites des humanités numériques, ainsi que sur les enjeux liés au genre et aux classes sociales dans la recherche. Enfin, nous appuyant sur les savoirs acquis par vingt-cinq années de travaux réalisés en collégialité, nous tendrons à démystifier et à valoriser les modes de coopérations interdisciplinaires, la conduite de travaux de très longue haleine ainsi que le travail scientifique réalisé en grandes équipes. En plus d’accompagner le déploiement de la programmation de la Chaire de recherche en histoire culturelle des pratiques non dominantes, En amont rassemble des contributions de spécialistes d’horizons disciplinaires, géographiques et générationnels multiples.

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Disciplines

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Thèmes

Sources et documentation de la recherche, perspectives théoriques et méthodologiques, histoire des femmes et enjeux liés au genre, histoire culturelle des classes sociales dominées, historiographie, humanités numériques, enseignement, travail collaboratif en recherche.

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